* * * Epée * * *

* * * Epée * * *
.
.
.
..
Une épée ne tue pas toute seule.








............Il faut un assassin.




















Electre (Jean Giraudoux)
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# Posté le lundi 14 février 2005 18:37

* * * Solitude * * *

* * * Solitude * * *
.
.
.

Depuis que je t'aime,










.........ma solitude commence à deux pas de toi.



















Ondine (Jean Giraudoux)

# Posté le lundi 14 février 2005 18:48

Demain...

Demain...
*
*

Demain je t'apprendrai à faire
de la bicylette par la fenêtre.


On FracaSseRa les volets bleus,
on siphonnera l'essence du ciel.










[...]









Indigestion de pop-corn bleu.
J'ai dû trop regarder la fenêtre...

Je me souviens plus très bien de toi :
Etais-tu chips ou bien comète ?




*
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# Posté le vendredi 11 novembre 2005 08:16

Modifié le samedi 12 novembre 2005 06:25

La nuit...

La nuit...
..........°............................................°
°.........................°..........
La nuit est un... coca-cola,
Avec la lune pour unique bulle °
°...................................................................
La nuit est un... coca-cola.
Coca-cola-lune !

°.................................°
°......
.............°
°
Et je la vois tout pétiller
En réverbère de soleil rassis.
...................................................°
La nuit est un... coca-cola.
Coca-cola-lune !

°.......................................................................°
...................°
°..................
°

...........°
°.................

°...............

...........°

.....°
°
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# Posté le dimanche 13 novembre 2005 16:38

Modifié le dimanche 13 novembre 2005 16:49

Le temps de vivre

Le temps de vivre
*
*

Le temps de vivre

Il a dévalé la colline
Ses pieds faisaient rouler des pierres
L
à-haut entre les quatre murs
La
sirène chantait sans joie

Il
respirait l'odeur des arbres
Av
ec son corps comme une forge
La
lumière l'accompagnait
Et
lui faisait danser son ombre

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il
sautait a travers les herbes
I
l a cueilli deux feuilles jaunes
Go
rgées de sève et de soleil

Les
canons d'acier bleu crachaient
Des courtes flammes de feu sec
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l'eau

Il
y a plongé son visage
Il riait de joie il a bu
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il
s'est relevé pour sauter

Pourvu qu'ils me laissent le temps

Une abeille de cuivre chaud
L'a
foudroyé sur l'autre rive
Le sang et l'eau se sont mêlés

Il a
vait eu le temps de voir
L
e temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil

Le
temps de rire aux assassins
Le
temps d'atteindre l'autre rive
Le temps de courir vers la femme
Il avait eu le temps de vivre

Boris Vian, 1954.
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# Posté le lundi 21 novembre 2005 14:06